Dans les années 90, je bossais au studio graphique d’une agence de pub. C’était une chouette ambiance de chouettes copains tous aussi fous les uns que les autres. Privilège des créatifs, on pouvait travailler en écoutant la radio, enfin ce qu’on pouvait entendre parce qu’on faisait beaucoup de bruit aussi. Les seuls moment où on se taisait tous, c’est quand passait un morceau de Brassens, là c’était le silence absolu… On était cons, mais on respectait la poésie. Je repense à ça à chaque fois que j’écoute Brassens…

Pour illustrer ça un croquis d’époque quand le patron présentait le studio aux clients (y avait déjà des ordinateurs, y avait même l’électricité).

Près de chez moi, il y a un pin avec une branche basse qui part perpendiculairement au tronc en formant un U. À cet endroit des écureuils descendent de l’arbre pour chercher à manger, alors je leur ai installé une petite coupelle que je remplis régulièrement de bouts de pain sec comme ça je les vois venir grignoter, c’est rigolo.

Depuis quelques jours les écureuils ne viennent plus, sans doute à cause de la canicule, et le pain s’accumule.

Ils ont du partir en vacances…


Certains d’entre vous m’ont demandé ce qu’était devenu Rasta, voici des nouvelles fraîches.

Je me suis amusé à redessiner une partie de la page 2 de Rasta.

La même page 28 ans après…

Allez, tiens j’vais raconter un peu ma life. Dans les années 80, je commençais à faire des bd dans un fanzine marseillais qui s’appellait Mefi !. C’était plutôt des trucs rigolos que je signais du pseudo : « Jean-Mi » (oui, bon). En fait, j’avais envie de faire une bd noire pour qu’on me prenne un peu plus au sérieux. J’en ai parlé à mon pote Mouchenik (c’était son nom) qui écrivait à ses heures, et un soir un autre pote nous a dit : « putain les mecs, pourquoi vous feriez pas des histoires d’un rasta dealer à Marseille à qui il arrive que des embrouilles, sexe, drogue et baston ‘con, il reste du pastis ? ».
C’est comme ça qu’est né Rasta dont le premier épisode de 10 pages a été publié dans Méfi ! et que tout le monde m’a dit que c’était vachement bien. Voici la première page, le style s’est quelque peu épuré n’est-il pas ?

Dire qu’il y a 28 ans j’avais rejoint ma copine pour défiler dans la rue et dans la liesse générale pour fêter l’élection de F. Mitterrand, premier président socialiste depuis un bail.
Le lendemain Bob Marley nous quittait, difficile d’être triste quand l’heure est gaie (y a un jeu de mot là).
Quelque temps plus tard, je créais avec un pote un personnage de bd qui s’appelait Rasta et que quelques-uns ont eu la folie d’éditer.
